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Réflexion sur les connecteurs (Partie 1)

Mis à jour le mardi 12 janvier 2016

Eléments indispensables pour pratiquer le parapente, les connecteurs (au sens large) ont pour fonction de relier la sellette à la voile, et/ou au parachute de secours. Ils peuvent être souples, rigides, à fermeture automatique, à vis, etc ...
A ce jour, la résistance qui leur est demandée doit au moins être équivalente à la résistance des points d’ancrage sur lesquels ils sont montés.

Une sellette homologuée EN 1651 est testée au minimum pour 100kg de PTV à 15G, ce qui donne une charge globale de 1.5T sur l’ensemble du châssis. Etant ancrés sur les 2 points d’attache, on peut donc en déduire que chaque point d’ancrage doit supporter un effort de traction d’au moins 750kg. En cas de connexion du secours aux épaules, les points d’ancrages sont eux aussi testés à 1.5T, soit 750kg sur chaque point.

Les connecteurs qui seront montés sur une sellette doivent donc dans l’idéal supporter au moins 750kg en charge de rupture pour ne pas être les « maillons faibles » de la chaîne. L’information de la charge de rupture se trouve normalement marquée sur tous les connecteurs (dans la mesure du possible !), comme illustré ci-dessous.

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A ce jour, la grande majorité des sellettes sont équipées de mousquetons automatiques en alliage d’aluminium. Ils sont légers, faciles à manipuler et semblent représenter la solution idéale.

Revenons un peu sur le design de ces mousquetons à fermeture automatique.

Leur conception est directement liée à celle des mousquetons d’escalade et d’alpinisme, et reprend globalement l’ensemble des fonctions de ceux-ci.

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Or l’une de ces caractéristiques peut devenir un inconvénient majeur dans l’utilisation que nous en faisons en parapente : le jeu fonctionnel permettant l’ouverture sous charge.
En effet, pour des raisons de sécurité, un mousqueton d’escalade doit pouvoir continuer à s’ouvrir sous une charge de 80kg (poids d’un homme). Il existe donc dans leur conception un jeu fonctionnel qui ne bloque pas l’ouverture du doigt lorsqu’il est chargé ainsi.
En parapente, nous sommes en permanence suspendus à nos connecteurs, mais cette charge n’est pas constante. En effet, en vol nous sommes soumis à une multitude d’allègements et d’accélérations qui réduisent ou augmentent respectivement la charge appliquée sur ces connecteurs.
Cela induit un phénomène dit « de fatigue » car les connecteurs sont sollicités alternativement en charge / décharge.

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Mesures en vol droit stabilisé, spirale stabilisée, fermeture frontale, fermeture et wing-over (Source : DHV)

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Mesures en thermique, puis en spirale stabilisée (Source : DHV)

Des tests ont été conduits pour évaluer cette fatigue sur les mousquetons automatiques en aluminium, et ont montré que pour évoluer en sécurité il fallait les changer au maximum tous les 5 ans ou 500h de vol.

A bon entendeur ...

Nous verrons dans un autre article, les avantages et inconvénients des différents types de connecteurs.

Bibliographie :
http://federation.ffvl.fr/pages/inf...
http://www.ensa.sports.gouv.fr/inde...
http://www.dhv.de/web/fileadmin/use...
http://finsterwalder-charly.de/down...
http://finsterwalder-charly.de/down...

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