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Nouvel article « Réflexion sur les connecteurs (Partie 3) »

Mis à jour le vendredi 19 janvier 2018

Les connecteurs permettent de relier la sellette à la voile, mais ils permettent aussi relier le parachute de secours.

Les points d’ancrages aux épaules sont testés de la même manière que les points d’ancrage principaux, à savoir au minimum 1.5T soit 750kg sur chaque point. Les connecteurs positionnés à cet endroit doivent donc avoir une charge de rupture de 750kg minimum.
Etant donné que ces connecteurs sont le plus souvent masqués dans les épaules, ou sous un volet néoprène, il est impératif de vérifier régulièrement leur bonne fermeture. Les micro-vibrations générées par les déplacements en voiture, les nombreuses manipulations, etc … peuvent parvenir à dévisser littéralement des maillons à vis, même serrés au couple.
Il vaut donc mieux privilégier au niveau de cette connexion aux épaules, des connecteurs qui ne subissent que peu ces phénomènes, et qui ne nécessitent pas un contrôle trop fréquent. Les maillons rapides Péguet avec frein filet, ou les connecteurs souples sont à ce jour les solutions les plus efficaces. Pour les maillons Péguet, les formes ovoïdes de diamètre minimal 6mm sont les plus répandus.

INFO : Vous pourrez trouver marqué sur ces maillons Ø6mm, une valeur de 350kg. Cela correspond à la charge de travail sous laquelle le maillon peut encore être manipulé (ouverture de la virole). La charge de rupture est beaucoup plus élevée (1750kg), et conviennent donc parfaitement pour cette application.

En cas de connexion sur les maillons principaux (secours ventral), il y a 2 solutions possibles :

  • 1.- Les élévateurs de la voile et ceux du secours sur le même connecteur
  • 2.- Les élévateurs de la voile et ceux du secours sur 2 connecteurs séparés

1.- En cas de connexion des 2 élévateurs sur le même connecteur, l’élévateur du secours prendra normalement la place de celui de la voile lorsque celle-ci sera affalée et n’exercera plus d’efforts. Mais si la situation amenait à un effet miroir, les 2 élévateurs risqueraient d’exercer des efforts opposés, et de faire travailler le connecteur dans un axe défavorable (voir article précédent).
Par ailleurs, les élévateurs peuvent également se coincer sous la virole des mousquetons automatiques, et provoquer le basculement de ceux-ci lors de la mise en tension, les mettant dans une configuration défavorable de solidité.

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Il faut donc bien veiller dans cette situation à utiliser des connecteurs qui ne sont pas sensibles à cette multi-directionnalité des efforts (Péguet, connecteurs souples), ou à emporter un système de coupe-suspente pour pouvoir couper un élévateur de la voile si celle-ci se remettait à voler après déploiement du secours, et tendrait à générer un effet-miroir. Avec un secours hémisphérique en effet-miroir, l’angle entre les élévateurs est de l’ordre de 90°. Avec un Rogallo (qui a une vitesse propre), il est possible d’arriver à 180° et donc d’induire ces efforts dans le petit axe, le plus faible.

2.-
En cas de connexion des 2 élévateurs sur le même point d’ancrage avec 2 connecteurs séparés, il se peut aussi qu’un effet-miroir vienne générer des efforts opposés sur le point d’ancrage. Dans cette situation, c’est la construction même du point d’ancrage qui déterminera la solidité de l’ensemble.
Même remarque que précédemment, l’emport d’un coupe suspente est recommandé pour couper un élévateur de la voile dans le cas où celle-ci revolerai et augmenterait les efforts générés.

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Bibliographie :

http://www.peguet.fr/maillons-rapid...

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